ICT for education in other countries: can you give us here some lights ? / Les Nouvelles Technologies pour l'éducation dans les autres pays: pouvez vous nous éclairer ?

english version below...

Nous avons ici des praticiens chevronnés des Tice dans plusieurs pays, aussi bien des pays du Nord que des pays du Sud. C'est l'occasion de pouvoir comparer avec ce qui existe en France. Ce que nous vous demandons ici:

- quels sont les éléments dans les politiques éducatives de votre pays qui vous semblent les importantes à connaître ?
- pouvez vous nous donner quelques exemples de bonnes pratiques que vous connaissez dans votre pays ?
- Pouvez-vous identifier quels sont les obstacles majeurs qui freinent le développement d'une pédagogie dédiée aux Tice ?

Vous pouvez répondre dans n'importe quelle langue et rajouter une traduction de ce post dans d'autres langues...

English version

We have in our School Beyond the Walls network and inside this workgroup many "web 2.0 pioneers" from many countries... from USA as well Burkina Faso, from rich countries as well poor countries. This is a good opportunity to compare with the situation in France... What can you do to help us ? By giving somes lights about these points:

1. Which decisions in educational public policies of your country seem to you important to know in France ?
2. Can you give us some examples about "good practices" in your country concerning ICT in education ?
3. Can you identify main obstacles putting a brake on development of a pedagogy dedicated to ICT ?

you can give answers in any language and/or add a translation of this discussion in your language...

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Réponses à cette discussion

ECDL = European Computer Driving Licence (c'est à dire le permis de conduire de l'ordinateur). Le gouvernement italien deja depuis quelques années a sponsorisé cette initiative et toutes les écoles sont invités à organiser des cours en préparation de l'examen. Je crois qu'il y a une "lobby" européenne qui soutient l'initiative (pour la France tu peux voir http://www.pcie.tm.fr/ ).

Merci du lien sur la garde, quand au mot de Cambronne voici un de mes poèmes preferés

Kinsey Keene

YOUR attention, Thomas Rhodes, president of the bank;
Coolbaugh Whedon, editor of the Argus;
Rev. Peet, pastor of the leading church;
A. D. Blood, several times Mayor of Spoon River;
And finally all of you, members of the Social Purity Club-
Your attention to Cambronne's dying words,
Standing with the heroic remnant
Of Napoleon's guard on Mount Saint Jean
At the battle field of Waterloo,
When Maitland, the Englishman, called to them:
"Surrender, brave Frenchmen!"-
There at close of day with the battle hopelessly lost,
And hordes of men no longer the army
Of the great Napoleon
Streamed from the field like ragged strips
Of thunder clouds in the storm.
Well, what Cambronne said to Maitland
Ere the English fire made smooth the brow of the hill
Against the sinking light of day
Say I to you, and all of you,
And to you, O world.
And I charge you to carve it
Upon my stone.

(E.L. Masters, Spoon River Antology)
Notre collègue Emmanuel Duplaa, professeur en sciences de l'éducation à l'université d'Ottawa nous a fait parvenir un très bon rapport sur l'Etat de l'apprentissage virtuel au Canada, qui permet à la fois de mesurer la richesse de la réflexion pédagogique sur les Tice au Canada et... notre retard effrayant...

Cette publication, qui date de mai 2009, émane du Conseil canadien sur l’apprentissage (Canadian Council on Learning) et elle est aussi disponible en langue anglaise sous le titre "State of Learning in Canada".

Vos réactions ?
Pièces jointes :
Bonjour,
vaut mieux tard que jamais>> dit-on chez nous au Burkina Faso.
Le Burkina Faso est un pays de l'Afrique occidentale. Il est l'un des pays les moins avancés du monde. Nous avons eu accès à internet en 1997.

Dans le domaine de l'éducation, il faut reconnaître que des initiatives ont été mises en oeuvre par le ministère en charge de l'éducation pour l'intégration des TIC. La première initiative date de 1987 avec l'équipement de 5 établissements d'enseignement secondaire. Plusieurs autres initiatives au bilan mitigé vont suivre. il s'agit du projet Bad IV équipement de 5 établissements d'enseignement secondaire, le projet worlinks et enfin l'arrivée de microsoft avec le projet PIL (Partener in learning). Toutes ces initiatives ont mis en avant l'équipement et la formation des enseignants des établissements pilotes. Mais malheureusement les formations n'ont pas débouché sur une intégration concrète des TIC dans l'éducation. Cela pour plusieurs raisons:

1- la non implication des enseignants dans la mise en oeuvre des projets. Les enseignants ne se sont donc pas appropriés les activités de ces programmes. Par conséquent les productions se sont limitées à celles qui ont été réalisées dans les ateliers de formation.

2- le deuxième point est une suite logique de la première. Les préoccupations réelles des enseignants et des élèves n'ont pas été prises en compte. Les besoins des élèves et des enseignants en terme de contenus, d'accompagnement, n'ont pas été intégrés dans le projet. Ce qui n'a pas permis une appropriation de ces initiatives.

3- le manque criard de matériel. Les enseignants formés ne disposaient pas du minimum pour continuer les activités et expérimenter les compétences transférées. Dans les établissements les quelques ordinateurs qui ont accompagné les projets étaient difficilement accessibles. Les premiers ordinateurs n'étaient pas perçus comme des outils de travail, mais plutôt comme des outils précieux dont il fallait préserver la sécurité. Donc les conditions pour accéder à ces premiers ordinateurs étaient très difficiles. Les enseignants n'ont pas non plus les moyens d'acquérir un ordinateur. Pour un salaire moyen de 100 000 francs CFA, il est difficile de s'acquérir un ordinateur qui coute environ 500 000 francs CFA.

Les actions qui ont connu plus de succès sont celles mises en oeuvre par les paires. Le groupe TIC-EDUC qui est une liste de discussion gérée par un groupe d'enseignant dont je suis le modérateur fédèrent plus de 200 enseignants et personnels d'encadrement pédagogique aujourd'hui. Cela nous a permis de mener des activités de partage d'application TICE sur des thèmes variés tels que les usages pédagogiques des blogs, des wiki, la réalisation d'un CD de sélection ressources pédagogiques gratuites et conformes à nos programmes, des activités de correspondances scolaires et sans compter les ressources et les conseils que nous partageons en ligne. (http://d2.dgroups.org/iicd/TIC-EDUC-BF)
Et aujourd'hui nous sommes à un stage plus avancé avec la création d'un site portail d'information et de partage de ressources pour l'éducation au Burkina. (http://edu-burkina.org/)
Un projet de plateforme de soutien scolaire est en construction (http://www.webclasse.net/). Un livret sur les meilleures pratiques tice est en finalisation. Toutes ces activités sont menées dans le benevolat.

Mais nous rencontrons pratiquement les mêmes difficultés que Vincent. Aux premières heures de la création de la liste de discussion nous avons à plusieurs reprises eu des entretiens chauds avec certains responsables qui voyaient d'un mauvais oeil cet espace d'expression libre pour les enseignants. Jusqu'aujourd'hui, au lieu de nous voir comme des partenaires pouvant les accompagner de leur politique, nous sommes plutôt perçus comme des concurrents. Quand bien même le groupe a des résultats probants sur le terrain et malgré le potentiel humain on ne nous fait appel que quand ils n'ont pas le choix. Le problème ne se situe pas au niveau des premiers responsables politiques (je veux parler des ministres) mais des directeurs de programmes qui souvent manquent d'initiatives et voient d'emblée d'un mauvais oeil le dynamisme de certains acteurs. C'est ça aussi nos pays où le plus souvent les compétences sont reléguées au second plan pour des choix guidés par le lien de parenté, l'amitié, la raison politique.

Chez nous, les obstacles sont surtout d'ordre stratégique, matériel conséquence d'une manque de volonté politique réelle. Parce que jusqu'à ce jour nous ne disposant pas d'un plan stratégique globale pour l'éducation au niveau de l'Etat. Alors que dans ce domaine les plans sectoriels qui ne s'intègrent pas dans un cadre global resteront des interventions ponctuelles et isolées qui ne débouchent pas sur des objectifs de long terme.

Bref, je pense qu'il ne faut considérer que sa foi et sa volonté sinon si nous entrons dans les considérations administratives, politiques toutes les conditions sont réunies pour tout raccrocher un matin pour plus se consacrer à sa famille ou s'orienter vers d'autres secteurs où il y a de plus valu. Personnellement, j'en ai fait un sacerdoce sinon vu ce que j'ai rencontré comme défi j'aurai abandonné il y a belle lurette.
Merci Benjamin pour ce compte-rendu très intéressant de la situation au Burkina Faso... On trouve beaucoup de matière à réflexion dans les obstacles semblables rencontrés pour une réelle appropriation des Tice par les enseignants et les élèves. Bravo aussi pour la mise en place de la liste de diffusion: comme toi, je pense que l'on avance beaucoup et collectivement de cette manière. Je crois aussi qu'on avance en faisant. J'ai le réel désir de travailler sur des projets pédagogiques en étroite collaboration avec des collègues burkinabés. J'espère que l'année 2010 sera propice à des échanges éducatifs entre le Burkina, la France et d'autres pays d'Afrique ! Joyeuses fêtes !

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