La femme Algérienne des années 70 rencontrait beaucoup de difficultés pour aller travailler en dehors de chez elle surtout, celle qui habite à l'intérieur du pays ou dans les petites villes. On voit d'un mauvais oeil la femme qui sort de chez elle pour aller travailler côte à côte avec les hommes.

Voici l'histoire d'un cas semblable de cette époque, car aujourd'hui toutes les femmes travaillent, qui dans l'enseignement, qui la police ou l'armée et partout. Dans tous les domaines les femmes sont présentes heureusement.

Après avoir étudié avec acharnement en prenant des cours intensifs, en six mois, Salima décrocha son diplôme de dactylographie en langue française avec succès.

Maintenant son seul but est: trouver du travail et se prendre en charge et aider ses parents, son père étant malade et vieux. Elle se leva le matin, se prépara et sortit à la recherche d'un emploi.

Elle se dirigea vers la Daira(Sous- Préfecture) car on lui appris qu'il y avait un poste vacant de dactylographe. Arrivée à la Daira, elle demanda à voir le Chef de Daira(Sous-Préfet), Le Chef de Daira l'avait reçue dans son bureau et après avoir formulé sa demande d'emploi et présenté son diplôme, le chef de la Daira accepta sa demande d'emploi et lui demanda de constituer un dossier et de le lui remettre avant de commencer le travail.

Salima était contente, elle alla se faire photographier, et compléta son dossier d'emploi. Elle attendit avec impatience le jour suivant pour déposer son dossier et commencer à tavailler à la Daira.

Le lendemain, de bon matin, elle se dirigea d'un pas leger vers la Daira son dossier d'emploi dans son sac, toute heureuse de commencer le travail. Une fois là-bas, elle alla au secrétariat pour déposer son dossier d'emploi et commencer le travail et à sa grande surprise on lui disait qu'on ne pouvait pas l'employer.

Salima demanda à voir le chef de Daira et après être reçue, elle lui dit"Pourquoi Monsieur je ne peux pas travailler à la Daira?" J'ai les diplômes demandés et il y a un poste vacant qui répond à mon profil et j'ai tant besoin de ce travail Monsieur. Mon père est malade et je dois travailler pour lui acheter les médicaments et aider à subvenir aux besoins de ma famille.

Le chef de la Daira était très embarrassé, il regarga Salima avec compassion et bienveillance et lui dit avec une grande gène dans sa voix:

-Ma fille est ce que Mr Omar est ton oncle?

-Oui répondit Salima surprise vous le connaissez Monsieur?

-Le chef de la Dayra acquiésça en hochant la tête et répondit.

-Ma fille, ton oncle est mon ami et quand il avait su que tu allais travailler à la Daira, il s'était opposé à ton recrutement et il m'avait dit en ces termes:" Nous n'avons pas de filles qui travaillent dehors!" Je ne tolère  pas que ma nièce aille travailler aux côtés des hommes dans l'administration de la Daira".

Salima la gorge nouée par des sanglots et une colère à peine contenue répondit au Chef de Daira:

-Monsieur, j'ai besoin de ce travail et puis mon oncle n'est pas responsable de moi, vous savez Monsieur, que mon oncle est un homme riche et bien aisé et pourtant, il  connait notre situation matérielle difficile et la maladie de mon père, il ne s'est jamais soucié de nous  aider  matériellement, alors pourquoi veut- il m'empêcher de travailler?.

Le chef de la Daira avait bien compris la situation mais, il était gêné vis à vis de son ami(l'oncle),alors, il proposa à Salima de porter elle même son dossier de recrutement à la Wilaya (Préfecture) pour visa et de cette façon il a trouvé une justification, il pourra dire à l'oncle que c'est la Wilaya qui l'avait recruté pour occuper le poste de Dactylographe vacant à la Daira. Il téléphona au service de recrutement de la Wilaya et leur demanda de viser le dossier de demande d'emploi de Salima. Elle remercia chaleureusement le chef de la Daira c'est un brave homme humain et sensible aux souffrances d'autrui.

Salima se rendit à la Wilaya et ramena son affectation, elle commença son travail au Secrétariat de la Dayra avec un coeur remplit de joie,grâce à sa determination et à l'humanisme du chef de Daira.

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Commentaire de Hassina le 12 août 2009 à 10:19
C'est mon annviersaire aujourd'hui!
Commentaire de Vincent Mespoulet le 8 août 2009 à 18:18
C'est une histoire intéressante... Les discriminations hommes/femmes à l'embauche sont malheureusement d'actualité: elles sont encore présentes, aussi bien en France qu'en Algérie. La vraie différence entre la France et l'Algérie est que dans ton récit, la discrimination se fait sous la pression familiale, ce qui est très exceptionnel en France. Un petit conseil de style: j'aime bien le passé simple mais les récits intégralement au passé simple ne passent pas toujours super bien. Pourquoi ne pas essayer d'écrire au passé composé/passé simple, ou même au présent même s'il s'agit d'un récit passé ? Tu verras aussi peut-être qu'en utilisant le présent, et aussi en passant au "je", tu développeras naturellement ton histoire. CXela te forcera à donner corps, vie et ampleur à tes personnages. Comme le signale Vincenzina, on peut concevoir ce récit comme un canevas, que tu peux développer et enrichir. A bientôt !
Commentaire de Vincent Mespoulet le 8 août 2009 à 18:18
C'est une histoire intéressante... Les discriminations hommes/femmes à l'embauche sont malheureusement d'actualité: elles sont encore présentes, aussi bien en France qu'en Algérie. La vraie différence entre la France et l'Algérie est que dans ton récit, la discrimination se fait sous la pression familiale, ce qui est très exceptionnel en France. Un petit conseil de style: j'aime bien le passé simple mais les récits intégralement au passé simple ne passent pas toujours super bien. Pourquoi ne pas essayer d'écrire au passé composé/passé simple, ou même au présent même s'il s'agit d'un récit passé ? Tu verras aussi peut-être qu'en utilisant le présent, et aussi en passant au "je", tu développeras naturellement ton histoire. CXela te forcera à donner corps, vie et ampleur à tes personnages. Comme le signale Vincenzina, on peut concevoir ce récit comme un canevas, que tu peux développer et enrichir. A bientôt !
Commentaire de Hassina le 26 juin 2009 à 15:55
Merci Vincenzina tu as raison dans tout ce que tu as dis
Commentaire de Vincenzina Pace le 24 juin 2009 à 15:33
Et donc, chère Hassina, enfin j'ai lit ton histoire: intéressant le thème: c' est un bon exemple du courage des femmes, meme dans une societé qui les considère toujours comme des servantes aux hommes de la famille.
Et de la valeur de l'étude pour s'émanciper, partout. Je fais souvent des exemples pareils à mes étudiants un peux réfractaires envers l'étude: ils - hommes et femmes - ont tout, n'ont presque rien à désirer. Et c'est la le premier mal, je crois .
Quant à la prose je crois que sur cet canvas tu dois construir une histoire riche, encadrant tes personnages pour en tracer le profil psicologique....
Un embras :)
Commentaire de Hassina le 10 mai 2009 à 14:54
L'erreur est de moi Michel non de toi
Commentaire de Hassina le 10 mai 2009 à 14:48
ok Michel j'y vais y remedier tt de suite merci
Commentaire de Michel Truffer le 10 mai 2009 à 13:30
je crois qu'il y a une erreur "elle se prépara et sortit" de moi je crois ! désolé !
Commentaire de Hassina le 10 mai 2009 à 9:52
Merci Michel pour la correction
Commentaire de Hassina le 7 mai 2009 à 9:29
Merci d'avoir lu mon histoire ma cherie

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